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LIBRA ET GLADIUS

LIBRA ET GLADIUS

 

Deux ans de résidence au sein du tribunal d'Angoulême

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Un avocat consulte ses clients dans la salle des pas perdus du tribunal quelques minutes avant l'audience.


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Lors d'une audience au tribunal de grande instance, le prévenu est placé dans un box vitré sous la garde de deux gendarmes. Pendant la plaidoirie de son avocat, un huissier présente les pièces à la cour. 


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Dans une pièce située au sous-sol du tribunal, une avocate s'entretient avec son client avant son passage à l'audience. Transféré depuis la maison d'arrêt par des gendarmes, ses menottes lui ont été retirées pour l'entrevue avec son avocat.


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Seul à seul, le client et son avocate parle librement de l'affaire. Ce qui se dit ici et maintenant restera strictement confidentiel, frappé du sceau du secret professionnel.


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Dans le bureau de la greffière en chef s'entassent des dossiers. Le bon fonctionnement de la Justice en France est entravé par un manque chronique de personnel et un budget contraint.


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Au tribunal d'instance, une juge rappelle la loi à deux personnes venues se défendre elles-mêmes, sans avocat. Nul n'est censé ignorer la loi !


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Les dossiers des personnes demandant l'aide juridictionnelle sont examinés lors d'une réunion qui se tient chaque mois.


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Le métier de juge des enfants exige des qualités d'écoute et d'empathie et s'accompagne d'une lourde responsabilité. En effet, les mesures de protection décidées par le juge implique parfois de rendre des ordonnances de placement en famille d'accueil ou en centre d'hébergement pour les jeunes en situation de danger.


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Dans les couloirs du palais de justice un prévenu s'apprête à comparaître devant le juge et s'entretient rapidement avec son avocate avant l'audience.


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Sous le palais de justice se trouve une bibliothèque où les avocats préparent leurs plaidoiries.


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Dans une salle du tribunal de grande instance, plusieurs avocats s'entretiennent et débattent. Cette affaire implique cinq parties différentes.


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Dans les sous-sols du palais de justice se trouvent des geôles. C'est dans ce couloir qu'une avocate rencontre son client avant sa comparution.


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Lors des procès d'assises, le tirage au sort des jurés se déroule dans le bureau d'un juge, sous la supervision du président du tribunal, d'un juge et d'une greffière.


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Au tribunal d'instance, il est fréquent que les personnes viennent défendre leur cause sans l'assistance d'un avocat. On y traite plusieurs dizaines d'affaires par jour : c'est la justice du quotidien.


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Un matin, on a retrouvé une chèvre sur les marches du palais de justice. Attachée aux grilles du palais par un prévenu venu comparaître, ce dernier n'avait "personne pour la garder" durant son audience.


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Malgré l'informatisation des services, la Justice française reste une administration basée sur le papier. Les dossiers archivés dans les rayonnages dont la durée d'utilité d'administrative (DUA) est de trente ans, forment un véritable labyrinthe.


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Dans les tréfonds du palais de justice existe un lieu particulier dans lequel sont entassées les pièces à conviction liées aux procès qui se sont tenus depuis plus de vingt ans. De temps en temps, la justice procède à leur destruction quand le délai de garde légal est échu.


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Sous la supervision de la greffière en chef, les pièces à conviction dont le délai légal de garde est dépassé  sont détruites.


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Au sein de la maison d'arrêt, chaque mois, a lieu une réunion cruciale pour les détenus entre le personnel pénitentiaire, des personnels du SPIP (Service Pénitentiaire d'Insertion et de Probation) et un juge d'application des peines. C'est au cours de celle-ci, qu'il est décidé des remises de peine possiblement accordées à des détenus qui en font la demande.


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Pause d'un bracelet électronique au domicile d'un jeune homme.


Théo

Théo

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Photographe reporter

Élément biographique

Pendant mes études de philosophie à l’université de Poitiers, j’achète mon premier appareil photo. Je pars en Bosnie en 1995 et j’y réalise mon premier reportage photographique.

C’est un choc !

Soudain, ce n’est plus en téléspectateur que je vois la guerre : je suis immergé, englué, je vis, je souffre et je partage le quotidien effroyable des habitants de Tuzla, Mostar et Sarajevo. C’est une révélation! Voilà ce que je veux faire de ma vie : témoigner des souffrances de l’humanité et tenter de faire connaître ces situations à travers mes photographies. Quand on est jeune, on a ce genre d’idéaux… et heureusement, on en garde une part toute sa vie !
J’obtiens ma première carte de presse en 2001 (N°95693). À partir de ce jour, je couvre l’actualité nationale et internationale pour la presse française et étrangère (Irak, Pakistan, Kosovo, Algérie, conflit Israélo-palestinien, coup d’état en République Centrafricaine, Chine, Libéria, incendies géants dans les parcs américains…).
Mes photographies sont régulièrement publiées dans de nombreux journaux et magazines (Paris Match, VSD, Figaro Magazine, Stern, Corriere della sera, The New York Times magazine, Elle, Télérama…)

Je me rends vite compte que malgré les parutions dans la presse, les choses n’évoluent pas. Bien évidemment, les guerres continuent, les souffrances se multiplient sur le globe… C’est le moment du questionnement sur l’utilité de mon métier, l’âge du doute.
Je continue le reportage pour la presse mais je privilégie des sujets de proximité et de société au long court. J’ai l’impression que mes images seront plus utiles.
Je me tourne vers l’édition de livres qui me parait être le meilleur format pour sensibiliser mes contemporains.

En 2003, je passe deux ans au côté des SAMU de France pour réaliser un livre sur le service médical d’urgence.

En 2006, je décide d’explorer le monde de l’éducation et de plonger au cœur de « la fabrique des futurs citoyens ». Je m’immerge alors dans le quotidien du lycée Marguerite de Valois d'Angoulême pendant toute une année.

En 2015, je m’intéresse au fonctionnement de la justice au quotidien (résidence de deux années au sein d’un tribunal de grande instance avec des autorisations élargies de prises de vue par le Ministère de la Justice) en collaboration avec Jean-Luc Loyer, dessinateur de bande-dessinées.

Bibliographie

    • Le 15, appel d’urgence (SAMU). 100 photographies de Théo ; texte, Franck Garden-Brèche ; préface du professeur Louis Lareng ; introduction du professeur Marc Giroud, Paris : Arléa, impr. 2005
    • La balance, le glaive et les fourmis / un récit de Xavier Bétaucourt ; dessin de Jean-Luc Loyer ; suivi d'un dossier photographique de Théo Pinganaud, [Paris] : Futuropolis, DL 2020
    • Va Savoir !  Chroniques photographiques d’une année scolaire / Théo / Synchro-X, 2012

Pour aller plus loin...

http://synchrox.over-blog.com/